Apparition 04 · Travail · présentation éditoriale

J’ai construit la tour en fer

Une vaste enquête illustrée qui suit le chantier semaine après semaine à partir d’archives familiales.

Redescendre sur le chantier

Le titre emploie la première personne. C’est un choix décisif : il ramène l’édifice vers le geste, le calendrier, les documents et les personnes qui ont transformé les plans en assemblage réel.

La présentation de l’éditeur annonce un suivi semaine par semaine et plus d’un millier d’illustrations et photographies. L’enquête s’appuie sur les écrits retrouvés de Jules Z. Sabatès, journaliste de la fin du XIXe siècle et grand-père de l’auteur, présenté comme ayant participé à l’édification. Cette origine donne au livre une place particulière, à la jonction de l’archive familiale et de la chronique de chantier.

Une autre mesure de la hauteur

Les 300 mètres occupent l’imaginaire, mais le chantier se mesure aussi en semaines, pièces métalliques, déplacements et décisions. Ce changement d’unité rend visibles les conditions concrètes de la prouesse. Il rappelle qu’un monument attribué à un nom célèbre repose sur une organisation collective.

Le volume, lourd et de grand format selon la fiche éditoriale, paraît conçu comme une somme documentaire. Dans la sélection, il joue le rôle du livre textuel et archivistique, même si son abondante iconographie accompagne la démonstration. Il peut ouvrir des pistes sur les métiers, le rythme du chantier et la circulation de l’information technique.

Précaution critique. Nous reprenons ici l’orientation annoncée par l’éditeur et les catalogues. Une évaluation de l’usage des sources, de leur transcription et de l’appareil critique demanderait une lecture intégrale.

Pour qui ?

Pour les lecteurs déjà familiers de l’histoire générale et qui souhaitent entrer dans une chronologie détaillée de la construction ; pour les amateurs d’archives techniques, de mémoire ouvrière et d’histoire matérielle.

Sources consultées